Cherbourg : Naval Group s'active pour la livraison de plusieurs sous-marins à la DGA | La Presse de la Manche

2022-05-14 23:43:23 By : Mr. Leo Luo

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Plus de 500 millions d'euros de crédits de paiement sont engagés en 2021 pour le programme Barracuda. A Cherbourg, Naval Group s'active pour la livraison de plusieurs sous-marins.

Le prototype et tête de série des sous-marins nucléaires d’attaque de type Barracuda, le Suffren, vient entamer son déploiement de longue durée. C’est la dernière étape avant son admission au service actif à l’automne prochain.

Le bâtiment a été réceptionné par la Direction générale de l’armement début novembre, après une période d’essais à quai, puis en mer, particulièrement resserrée.

Le Suffren a en particulier réussi le premier tir d’essai du missile de croisière naval, capable de détruire des infrastructures à terre à longue distance. Ce tir, effectué le 22 octobre au large du site d’essai de la DGA dans les Landes, a permis d’achever la qualification de l’intégration de l’ensemble des armements.

La marine nationale a dans la foulée commencé ses essais opérationnels permettant de vérifier l’ensemble des capacités militaires du sous-marin.

Le calendrier depuis le transfert du Suffren sur le dispositif de mise à l'eau en juillet 2019 pour ses phases d'essai, à quai puis en mer, a été tenu.

Le retour d’expérience acquis par Naval Group et TechnicAtome ainsi que leurs partenaires et sous-traitants fait d’ailleurs l’objet, côté DGA, d’un processus d’analyse continu pour être pris en compte dans la réalisation et les essais des autres sous-marins de la série.

Ces efforts déployés pour sécuriser le planning du Suffren, avec les aléas inhérents à un premier de série, et les effets de la crise sanitaire ont entraîné un glissement de quelques mois dans l’avancement du deuxième sous-marin du programme Barracuda, le Duguay-Trouin. À Cherbourg, son transfert du chantier Laubeuf vers le dispositif de mise à l’eau est prévu en fin d’été prochain, pour une livraison en 2022.

Les livraisons des autres sous-marins du programme Barracuda, actuellement à différents stades de construction chez Naval Group et ses partenaires, s’échelonneront jusqu’à l’horizon 2030, au rythme d’un sous-marin tous les deux ans. La DGA prévoit la livraison du troisième de la série, le Tourville, d’ici 2025, et celle du de Grasse en 2026.

L’autre programme dimensionnant pour le groupe Naval Group de Cherbourg, est celui des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération. « Ce programme est maintenant bien engagé », a indiqué Joël Barre, Délégué général pour l’armement. La ministre des Armées Florence Parly a d’ailleurs lancé les études de conception le 19 février dernier.

Le montant global de ce programme n’a pas encore été précisé, sachant que 5,1 milliards d’euros ont déjà été engagés par le ministère des Armées.

C'est le nombre de recrutements effectués chaque année par la DGA, qui compte un effectif de 10 000 personnes réparties entre l'ingénierie, l'expertise, les centres d'essais et le contrôle qualité. 60 % de ses personnels sont des ingénieurs et cadres, et 80 % des civils.

Un planning directeur a en revanche été établi, avec une découpe de la première tôle fin 2023 et la mise en service du premier SNLE 3G à l’horizon 2035, en adéquation avec la durée de vie du Triomphant, qui sera alors retiré du service actif.

« Depuis plus de 50 ans, l’innovation est au cœur du développement de ces sous-marins », rappelle la DGA. Ce sont les premiers sous-marins nucléaires français, capables de lancer des missiles intercontinentaux en immersion, avec des centrales inertielles de très grande précision…

Ce sera encore le cas pour les SNLE 3G, notamment afin d'atteindre les performances opérationnelles nécessaires en termes de discrétion, de furtivité, de sonars et de manœuvrabilité. Le SNLE 3G est un catalyseur d'innovations au service de la crédibilité de la dissuasion.

Des innovations qui s’appuieront, dans certains domaines, sur des technologies et des solutions éprouvées sur des programmes précédents, notamment la série des Triomphant et les Barracuda. « Cela vaut pour la maîtrise des coûts et des délais, mais aussi et surtout pour garantir la sûreté de fonctionnement, notamment lorsque la sécurité nucléaire ou la sécurité plongée sont en jeu. »

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